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LA COMMUNE DE ZOETELE SE MODERNISE

L’Hôtel de ville de cette localité a été inauguré au cours d’une cérémonie très courue

 La journée du mercredi 29 janvier 2020, restera gravée dans la mémoire de l’exécutif communal ainsi que dans celle des populations de l’Arrondissement de Zoatélé, qui ont eut l’honneur d’assister à l’inauguration de l’hôtel ville par le Ministre de la Décentralisation et du Développement Local, Georges Elanga Obam.

L’afflux des populations venues de toutes les contrées de l’Arrondissement était un symbole fort de l’évènement qui devait se dérouler ce jour à Zoétélé. L’arrivée du Ministre Georges Elanga Obam à l’esplanade de l’hôtel ville marquera le début des festivités d’inauguration de ce joyau architectural. Son bain de foule en guise de salutation constituera le premier temps fort. Suivi de la prière œcuménique à la quelle prenaient part : le prêtre, l’Imam et un pasteur de la ville, c’était pour confier au Seigneur l’édifice qui accueillera désormais les fils et filles de la Commune pour diverses activités.
Mme Ngbwa Odile, Maire de la Commune de Zoétélé, dont le seul rêve était de donner à ses populations un cadeau digne de ce nom, prendra la parole en premier, pour souhaiter à ses invités de marque la bienvenue mais aussi pour magnifier cette œuvre qui restera à coup sûr la principale action de son mandat arrivée à son terme. Le bâtiment dont la forme traduit le nom de localité est un vrai « éléphant débout » qui englobe tous les services communaux.
Succédant à madame le Maire, le Directeur Général du Feicom, M. Philippe camille Akoa donnera les contours qui ont conduit à l’octroi des crédits ayant permis la réalisation de l’édifice dont le coût total est de 757 097 667 francs CFA. Pour ce qui est de la description de ce dernier, l’on découvre que l’ouvrage de R+1 comprend un hall à l’entrée, une salle des actes, une vingtaine de bureaux, des salles d’eaux, des locaux techniques, le cabinet du Maire et les bureaux de ses adjoints. Comme innovation, des bureaux sont réservés à la tutelle, au Feicom et au Pndp.
Avant de couper le ruban et de procéder à la visite du bâtiment, le Ministre de la Décentralisation et du Développement Local a refait l’histoire, en rappelant que la réalisation de cet édifice est la matérialisation de la volonté du Chef de l’Etat et de son épouse de voire la ville de Zoétélé se doter d’un hôtel ville digne de ce nom. Puis il fera un aperçu de la fonction d’un hôtel de ville qui est non seulement le cadre de travail de l’exécutif municipal et de son personnel, mais aussi un lieu où s’etablisseront les faits d’état civil (mariages, naissances, décès, etc) et également un espace de recherche et d’animation culturelle pour les jeunes.
Le Minddevel a dans la foulée remercié Madame le Maire et le Directeur Général du Feicom d’avoir tenu à leurs engagements. Il a ensuite appelé l’exécutif communal et le personnel de la Commune de Zoétélé à prendre des mesures fortes pour éviter au joyau de tomber dans le délabrement.

Les participants au Festival ont découvert le riche patrimoine culturel légué par leurs aïeux. Au cours des festivités, les patriarches ont retracé les 700 ans d’histoire A.V. Jésus Christ qui marque la longue traversée du peuple Ekang depuis ses origines au moyen orient jusqu’à nos jours où l’on le retrouve dissimilé en Afrique centrale y compris à Sao Tomé et Principe. La reconstitution de l’arbre généalogique jusqu’à la treizième génération montre l’occupation spatiale de ce peuple. Que dire alors du « Mvet Oyeng » cet instrument musical patrimonial qui a servi de nom de baptême au festival. Rappelons que cette cithare africaine est inscrite au patrimoine immatériel de l’Unesco. De génération en générations, les joueurs de Mvet à travers des contes et des épopées ont permis la transmission de l’histoire des peuples Ekang. Un appel est lancé aux filles et fils Ekang. Leurs liens de parenté historiques les obligent à se serrer les coudes et de jeter un regard vers la source dans laquelle s’abreuvaient leurs ancêtres afin de résister et survivre culturellement.
Pour cette deuxième édition du festival Mvet Oyeng, c’est la place des fêtes de la ville d’Ambam transformée pour la circonstance en village festivalier qui a abrité toutes les activités notamment les conférences- débats, les ateliers de formation et table – rondes, les expositions artisanales et commerciales, les prestations des maîtres conteurs de Mvet Oyeng, les animations culturelles et des rites traditionnelles, les concours de jeu de songo et autres jeux traditionnels, les concerts festivaliers et l’élection de Miss Ekang. La cérémonie d’ouverture était ponctuée par l’exécution des hymnes nationaux des pays représentés suivi de la bénédiction du festival par le collège des Chefs traditionnels, puis l’exécution de l’hymne du Festival et les trois prises de parole. Dans son propos liminaire, le Maire de la Commune d’Ambam, a souhaité la bienvenue à toutes les délégations et émis le vœu que leur séjour dans sa ville soit un moment inoubliable. Il sera suivi du Professeur Eric Martial Owona Nguini, qui a délivré une leçon inaugurale dont la première partie portait sur les origines du peuples Ekang avant d’aborder le thème retenu pour la deuxième édition du Festival « La contribution des peuples Ekang au développement économique, social et culturel de l’Afrique Centrale ». Il sera suivi du discours du Secrétaire Général du Ministère des Arts et de la Culture. Dans son intervention, M. Moctar Ousman Mey a déroulé les actions que son département ministériel met en œuvre pour la promotion de la culture. Il a également rappelé la plus-value de la culture pour le développement économique et l’intégration des peuples. Puis il a déclaré ouvert le festival culturel des peuples Ekang, avant de laisser place au défilé des différentes délégations et aux manifestations diverses.
Le quotidien du Festival était marqué par une activité far. Le plus souvent, il s’agissait d’une table ronde sur une thématique précise ayant un lien avec les us et coutumes des peuples Ekang, soit une excursion dans un pays limitrophe pour célébrer la libre circulation des peuples ou la découverte d’un site touristique pour magnifier la richesse naturelle des peuples Ekang.
Les soirées quant à elles servaient à l’expression culturelle des peuples Ekang avec les concours des danses traditionnelles et les passages sur le plateau des artistes Ekang. Le point culminant était le concours de Miss Ekang, parrainé par la Commission Economique de la Cemac, il a connu la participation d’une trentaine de jeunes filles.
En se séparant au soir du 20 juillet 2019, les centaines de festivaliers venus des quatre pays de la sous-région Afrique Centrale où l’on retrouve généralement le peuple Ekang, après avoir passé deux semaines ensemble avaient en cœur un seul souhait que la troisième édition arrive vivement. Le Secrétaire Général du Ministère des Arts et de la Culture lors de la cérémonie de clôture, reconnaîtra la vivacité et la richesse de la culture Ekang ainsi que sa contribution à l’intégration et à la libre circulation des peuples de la sous-région Afrique centrale tant souhaitées par la Cemac. Nul doute que le Maire a atteint ses objectifs à savoir revaloriser les cultures ancestrales, en reconsidérant certaines pratiques de la tradition, favoriser l’apprentissage des dites pratiques aux jeunes dans l’optique de conserver et d’assurer la continuité, susciter la prise de conscience collective et la nécessité de pérenniser cette tradition face à la menace du modernisme. Les retombées ne se feront pas attendre dans cette ville carrefour de la culture Ekang qu’est Ambam.

Melingui Christophe Alain